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--- Je suis désolée par avance, mais, je ne serais pas aussi enjoué et énergique que dans les autres articles, car j'ai besoin de m'exprimer sur quelque chose qui absorbe mon énergie en ce moment. Tu n'es pas obligé de lire si tu ne veux pas t'encombrer l'esprit avec ça et que tu préférerais rire à une histoire farfelue et drôle à s'en faire mal au ventre. J’insiste si tu es très sensible ou facilement influençable voir trop jeune, ne lis surtout pas cet article. Pense à ton bien et lire cet article nuira à ce dernier. Ne te force pas à lire pour moi, je préfère que tu prennes soin de ta santé mentale ! Sache que, si tu as besoin de t'exprimer sur n'importe quel sujet en commentaire, libre à toi ! J'écouterais avec plaisir ton histoire. ^^ --- |
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« J’ai toujours dit que si j’atteignais les 100 kilos, je ferais quelque chose pour y remédier. » Tout est parti de là, de cette conversation avec mon compagnon et je t’avoue que, je ne me souviens même plus de comment j’en suis arrivé à lui parler de ça. Mon poids n’a jamais vraiment été un problème pour moi, je suis à l’aise avec mon obésité et aime mes formes malgré les nombreux inconvénients, à commencer par la santé qui ne suit plus ! J’ai une santé fragile et l’obésité n’arrange pas le coup. Ensuite il y a le fait que je suis dans l’incapacité de porter des jupes, des robes ou bien même des short court sans avoir de cycliste ou de leggings en dessous pour cause que j’ai les cuisses qui se frottent entre elles de manière très douloureuse, à tel point que j’en viens à saigner et irriter ma peau, de plus, j’abîme tous mes pantalons qui finissent, tous, par se déchirer au niveau du frottement après les avoirs porter plusieurs fois. Je me retrouve souvent sans pantalons à ma taille ou à en racheter tous les mois. Ce n’est vraiment pas pratique. Je faisais, lorsque ça à débuter, 98 Kilos 800. Autant dire que j’étais très proche de la limite que je me fixais et j’ai toujours eu un poids plutôt conséquent. Je vis au-dessus des 90 kilos depuis au moins 2 ans et rien ne m’alarmait jusque-là. Même pas lorsque que l’on me disait « Ta mère aurait dû t’appeler Sandy, et pas Cindy, n’est-ce pas, Sandy-Kilos (cent dix kilos si tu n’avais pas compris) ? » Je pense que j'ai toujours su que l'obésité morbide planait au-dessus de ma tête et que j'étais persuadé que je pourrais tout changer à coup de baguette magique. Alors je me suis questionné, pourquoi ? Pourquoi avoir voulu attendre qu’il soit trop tard pour changer les choses ? A ce moment, c’était la veille des trois ans de la mort de ma chienne, Iella, une date que je ne pourrais jamais oublier. Et à partir du lendemain, le jour du décès de Iella, j’ai commencé à essayer de changer les choses avec des méthodes stricte. Je trouvais que mon raisonnement était idiot. Même si je descendais à nouveau en dessous de la barre des 100 kilos, je serais toujours obèse avec ma santé fragile et me pantalons déchirés. Et puis, je pouvais de nouveau remonter au-dessus et la boucle ne se finirait jamais. Je ne me blâmais pas complétement non plus car, maintenir un poids stable en étant Boulimique, anorexique ou mangeuse compulsive n’aide pas à maintenir un poids convenable pour une bonne santé ou presque. Mes troubles alimentaires ont tous joué un rôle plus ou moins important dans mon obésité. J’ai arrêté de manger entre les repas, je ne petit déjeunais plus, et réduisait considérablement la quantité de nourriture de mes assiettes. J’allais au travail le midi avec un concombre coupé en fine lamelle et le lendemain avec une petite boite de thon pour le repas. A la maison je ne cuisinais que des légumes et mangeait jusqu’à deux fois moins qu’avant. Je me pèse tous les jours et les trois premiers, je perdais très vite du poids, ce qui est normal vu que le corps n’était pas habitué mais, ensuite mes kilos descendaient moins qu’avant et le moindre petit gramme perdu devenait une obsession. J’ai de nouveau réduit mon alimentation jusqu’à ne manger plus que le quart d’une boite de thon ou 4-5 courgettes coupés en fines lamelles. Je souriais lorsque je perdais 1 kilos et me privait quand je perdais moins de 200 grammes. Mon compagnon à réagis de la meilleures des manières possible lorsque que je lui ai confié avoir un doute sur une anorexie, ça m’est déjà arrivé alors il était possible que ça recommence. Maintenant, c’est une certitude, je fais de nouveau de l’anorexie. Il est très compréhensif et ne me fait pas sentir comme une moins que rien ou ne me force pas et je le remercie énormément car son soutien m’aide à manger un peu même si ce n’est que 4-5 cuillères à café des aliments les moins caloriques que je trouve. Quand ça à commencer, le calendrier indiquait le 23 octobre 2023, je ferais un point à la fin sur mes kilos perdus. Depuis le 04 Novembre je ressens les premiers symptômes physiques de l’anorexie soit une grande faiblesse du au manque d’énergie et de calories ingérée. Je suis fatigué et essoufflé rien que de prononcer une phrase de plus de dix mots. Quand je monte les escaliers pour rentrer chez moi, c’est une véritable épreuve, arrivé en haut mon cœur fait la salsa dans ma poitrine et j’ai du mal à reprendre mes esprits, ça dur bien 30 sec à 1 minutes. C’est très pénible. Ma faiblesse est bien la seule chose qui m’embête d’ailleurs car, si j’ai le comportement d’une anorexique, j’ai aussi les pensées. Comme dit plus haut, je suis obsédé par le moindre gramme en moins, par les calories et par la quantité de nourriture qui entre en contacte avec ma bouche. La nourriture ne me donne même pas envie de vomir, mon cerveau me dit juste « Stop, arrêtes-toi là. » et je l’écoute évidemment. Je m’affame et ce n’est même pas une sensation que je vais vivre lourdement, ça en devient normale en fait et je m’arrête sans rancœur ni regret. Je me sens pas mal d’être anorexique car tout ce que je veux, maintenant, c’est de perdre du poids, et ceux, de façon astronomique. C’est une sensation très étrange d’aimer tout le mal qu’il nous arrive. C’est même malsain de se réjouir de perdre plus d’un kilo en une nuit car la veille on a sauter un repas et manger que 4 fines rondelles de courgette en tout et pour tout dans la journée. 4 rondelles que j’ai mis 30 minutes à manger, pourquoi ? Car je mange très lentement, miette par miette pour me sentir plus vite rassasié et ne pas avoir le ventre qui hurle toute la journée. C’est pénible sinon.
Je vois ma psy le 29 Novembre, à mon anniversaire et une petite part de là moi non-anorexique qui réside dans un coin sombre de mon cœur, effacé par la place que prend l’anorexique, espère qu’elle pourra m’aider. J’ai essayé d’avoir un rendez-vous plus tôt mais elle est surchargée. Je suis par contre mise en première sur la liste des personnes à appeler si une place se libère. Je ne sais même pas combien de temps durera l’anorexie avant qu’elle ne soit rattrapé par une crise de boulimie vomitive qui se transformera en hyperphagie et qu’alors je redeviendrais la mangeuse compulsive que je suis. Et je dépasserais à coup sur les 100 kilos à ce moment, ça m’effraie un peu. Beaucoup pour être honnête. Si je dois parler avec la plus grande des sincérités, en mettant de côté mon cerveau hanté par mes troubles alimentaires, je pense que tout ce que je veux vraiment c’est que tout s’arrête. L’anorexie, la boulimie, l’hyperphagie. Je n’en veux plus, ça m’épuise.
Conclusion de l’article : je fais 92 kilos, j’ai donc perdue 6 kilos depuis le début. |
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Je vais, à partir de maintenant, signer mes articles comme je le faisais avant. Je ne sais même pas pourquoi j’ai arrêté d’ailleurs, je pensais peut-être que ça paraissait ridicule ? Or c’est moi, je me sens mal à chaque fois que je ne le fais pas. Donc je dis zut aux personnes qui trouve cela pathétique mais je ne veux pas m’empêcher de faire quelque chose que j’aime. ^^
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